Le Blog de BHL

25 novembre 2005

Fin du truc.

Tant mieux.

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07 octobre 2005

Un contemporain sur le toit du monde : Topalov ? Tupolev ? Tipaluv ?

Mine de rien, à cette heure-ci, il y a un type qui réalise un truc complétement inouï, et ce type c'est Veselin Topalov, le joueur d'échecs Bulgare. A mi-tournoi, à San Louis (Argentine), Topalov est à créditer d'une performance Elo de 3150, ce qui équivaut à peu près en alpinisme à enchaîner - sans assistance, et dans le plus pur style définit par Reinhold Messner - trois ou quatre huit mille. A ma connaissance, il est le premier à fréquenter ces cîmes. Paradoxe : c'est surtout ses adversaires qui doivent manquer d'air.

Pendant ce temps-là, Kasparov parcourt la Russie, d'audiences minables en salles incertaines (reprendra bientôt les échecs). L'apprentissage difficile de la politique.

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03 octobre 2005

Un week-end de rêve à Londres, Madrid, Milan, Rome, Munich et Liverpool

Un week-end exclusivement voué à du temps récréatif peut vite tourner au cauchemar. Imaginons un type, les quatre membres brisés, qui n'aurait d'autre choix que de se taper matchs de championnats européens sur matchs de championnats européens. Le dispositif est simple. Un sadique aurait allumé un écran quelconque, un autre aurait réglé les droits d'images, bref, l'accidenté sera là, membres suspendus tels Messala dans Ben Hur, n'exerçant son libre arbitre que dans l'étroite limite d'un zapping contraint entre tel match anglais, tel purge bundesliguesque, tel daube du calcio.

Ce type aurait deux constats à formuler :
- ce quotidien, c'est à peu près celui que vivent des millions d'américains depuis des décennies. C'est partiellement nouveau en Europe, et à ce petit jeu, les italiens ont les premiers disjonctés : dès l'an dernier, après quelques week-ends à ce rythme, l'overdose de foot (merci Murdoch) se fit sentir. Seul quelques 425 spectateurs prirent le risque de payer un Parme-Juventus, pourtant diffusé en mondiovision. Combien dégueulant d'ennui sur leurs canapés? La Messe, diarrhée perpétuelle.
- Man Utd a une équipe inepte. Surnagent quelques individualités mais c'est sans rapport avec ce qui se pratiquait il y a trois, quatre, cinq ans. Arsenal a dégonflé son milieu de terrain. Ils ne feront pas grand-chose (et battre laborieusement Birmingham, c'est pas faire grand-chose). Liverpool a une équipe dotée d'un excellent esprit. Gerrard est un joueur hors norme malgré son air amicalement niais. Chelsea a une équipe excellente dans tous les domaines. Drogba* fait des grands ponts aux défenseurs en faisant passer la balle derrière sa jambe d'appui, tout ça dans la course, là il centre et ça fait but (quatre passes décisives dimanche) mais pas de quoi oublier que, comme Dimanche, le fion vissé à un pieu d'hosto ou sur un fauteuil, c'est quand même pas terrible. Le Real a une marque de fabrique bien à elle, et cela depuis quelques années - depuis que ce club ne gagne plus rien (mais c'est aussi bien comme ça, quand le Real gagne c'est assez insupportable) - la célébration arrogante et ridicule de buts parfois géniaux. Le premier de Ronaldo fait froid dans le dos (course du gros, frappe soudaine, et ça ne peut pas être mieux placé, tout ça très vite et de très loin, rebondissant sur l'intérieur du poteau adverse). Le second de Roberto Carlos est assez ahurissant. Corner de Beckham à l'entrée de la surface de réparation, l'autre reprend en demi-volée. But et célébration débile. Les buts suivants, plus conventionnels, connaissent le même type de parades pitoyables (sauts de canards, saute mouton, etc... L'imagination n'est certainement pas un signe infaillible de santé mentale). Enfin, après ça où le vide est palpable (aux plâtres, bandages près), il faut se taper un Malaga - Athlético Madrid dont on se demande bien pourquoi il est programmé (l'autre alternative, c'est le match de Ligue des Champions Inter-Ajax joué à huis clos il y a cinq jours ; ah... les résonances des vociférations d'une vingtaine de milliardaires dans des stades vides). Bref l'homme moderne est aux abysses, explorant sans relâche les conduits des chiottes, et les abysses elle-même chutent, chutent, chutent (malgré ce qu'en pense le sympathique quoiqu'un peu terne personnel de l'Education Nationale).


* quand on pense que ce type là prenait, il y a quelques années, quotidiennement le RER, ça fait chaud au coeur (Drogba, 300000€/mois, sait les grèves RER. La classe.)

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29 septembre 2005

Encéphalogramme plat...

bip...                          bip...                         bip...                 bip...            bip...        bip...   bip...  bip...

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13 juillet 2005

Du Ventre, beaucoup de ventre et peu d'idées (mais des notes, des tas de notes - et dans le corps du texte pour l'essentiel)

Après une journée bien chargée, passée pour l'essentiel sur une plage (et je ne suis même pas en vacances !), la lecture du quotidien du soir peut réserver - même s'il baisse - quelques bonnes surprises.
Les ennuis de M. Poncelet (Président au cas où M. Sarkozy s'adonnerait au paricide) me réjouissaient pour la soirée même s'il ne s'agit là que du même sempiternel polar RPR, trafic d'influence, abus de biens sociaux, emplois fictifs, paradis fiscaux... On appréciera cependant la variété des nuances.
Ce qui m'attirait plus que tout dans cette volée d'articles sénatoriaux, c'était bien le détail du patrimoine immobilier de M. Poncelet : "une maison à Remiremont (Vosges), deux petits appartements à Paris et une villa à Sainte-Maxime (Var)". Si cela peut inspirer nos amis les plasticiens, plutôt que les jardins du Luxembourg (les arbres, ils ont touché aux arbres !).
Ces articles, dans Le quotidien du soir, c'est toute la belle communication de M. Poncelet qui tombe par terre. Si je le croise en Avignon ou à Aix-en-Provence, je ne manquerai pas d'aller le féliciter, il le mérite, les raisons abondent (l'an dernier, n'avais-je pas croisé, à la même époque les Mer, Francis et son épouse (?), sa soeur (?), une infirmière* (?), deux jours après ses dernières lois, destinées à lui permettre de récupérer EDF : finalement Raffarin ne pesait plus assez en influence. Il fut alors contraint à l'alliance éditoriale avec le perforant Luc Ferry. Aux abois).
Je note, en passant, que la décentralisation de Jean-Pierre Raffarin ne l'a pas empêché de prendre des "bureaux à un jet de pierre du Palais du Luxembourg". Un jet de pierre... Je m'autoriserai quelques flâneries par là.


*probablement une rééducation de la motricité faciale (un fac similé d'un test QI réussi de l'Amiral De Gaulle à ceux qui trouveront une photo de Francis Mer souriant)

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12 juillet 2005

Le Luxembourg ; la danseuse est-elle trop svelte pour Christian Poncelet ? (ou pourquoi Raffarin ne fera guère pire)

Et comme sous-titre : l'inconvénient d'une chambre haute sans autre légitimité que quelques fumeux calculs d'apothicaires (et, en guise de béquille, une loi électorale piteusement boiteuse)

Le Président actuel du Sénat, Christian Poncelet, a une fâcheuse tendance à considérer le jardin du Luxembourg comme sa chose. Il n'en est pourtant, au mieux, que le gestionnaire discret, tellement affairé ailleurs. Evidemment il n'en est rien. C'est là qu'il agit. Pas ailleurs.
Le
jardin du Luxembourg, conçu par M. Poncelet, ressemble de plus en plus à une discothèque matinée d'un gigantesque play-land plutôt qu'un magnifique jardin d'agréments, celui qui se devine sous beaucoup d'imagination, et un peu de chance, car que faire quand les pelouses sont jaunes plutôt que vertes ou qu'un groupe rock a légalement investi le kiosque à musique.
Par courtoisie, je ne commenterai pas les oeuvres des plasticiens. Souvenez-vous tout de même des nénuphars géants de la fontaine Médicis. Des bâches monochromes d'un caoutchouc jaune, rouge, bleu primaire flottaient inpunément quand le touriste espagnol (ou polonais) se voit systématiquement rabroué alors qu'il a trainé une chaise au bord du bassin central (le salaud !).
Aujourd'hui, ce sont figurines montant aux arbres, trompe-l'oeil débiles se succèdant dans un espace qui bientôt accueillera - visite des rêves de M. Poncelet - un grand prix de Formule 1, le vrai Grand Prix du Luxembourg.

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30 juin 2005

Cherche carnet moleskine

Quelqu'un aurait-il vu mon carnet ?

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26 juin 2005

Du plomb dans l'aile ou la cuisse de Jupiter

Certains bruits malveillants me disent en voyage. Moi-même je ne sais pas vraiment ce qu'il en est. J'écris dans un carnet, je consulte les linguistes. Carnet de voyage, de route, de notes ou carnet de bord ?

On verra.

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24 juin 2005

L'amour à deux mais à New-York (Sex and the city) - et sans Ministre

Le dernier "empêchement" de Nicolas Sarkozy a donné forme - ici et là - à des explications que seule la presse étrangère commente (Le Matin en Suisse, par exemple). De ces explications, les mots-clés "Cécilia", "Richard", "Attias", "amour", "New-York", "Publicis Events", "divorce", "Nicolas", "UMP" attirent l'attention.

Nicolas Sarkozy détonnait dans le milieu politique français par son atlantisme ; il l'avait poussé jusqu'à la dangereuse confusion des sphères privées et publiques. Ce coktail lui détonne au visage de la plus belle des façons : une amourette avec un publicitaire américain mandaté par l'UMP. Ceux qui n'ont traditionnellement aucun goût pour ce type d'histoires sont aujourd'hui réjouis, ses partisans, plein d'idées simples, consternés.

Ces jours-ci, "Sarkocu" fracasse un autre interdit : celui d'une alliance objective avec les idées et le style du FN. Ce cocktail n'est pas, là encore, du meilleur goût. Patience, la pente est forte.

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23 juin 2005

Du bermuda

Dimanche dernier, je mettais un bermuda de toile beige d'aspect vaguement colonial. L'heure de midi avait sonné ; j'attendais quelqu'un. Un vieil homme replet, la moustache noire et courte rasée, la frange ostensible, des cheveux bruns luisants, le teint cuivré, m'accosta badinement. "Il fait chaud". Bêtement je répondais. Il enchaina.

Algérie. Gendarmerie. Sous-officier. Petite-fille. Petit ami. Différent & Pas convable. J'aurais préféré, etc, etc...

Le piège.

Finalement, prenant congé,  je refusais, et son patrimoine, et sa petite-fille et me déportais vers mon rendez-vous.

Désormais avec ce bermuda, je refuserai jusqu'à indiquer la route : "C'est tout droit mais attention, la pente est forte."

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22 juin 2005

Le dépoussièrage des sonates de Beethoven (Backhaus, Raffarin, un médiateur)

Hier soir, tard dans la soirée, je renouais avec les sonates de Beethoven par Backhaus. Il s'agissait de la dix-septième sonate, "La tempête", que je n'apprécie pourtant que modérement. Trop jouée, trop entendue sans doute.

Et ce fut la stupéfaction. L'intensité juvénile, la justesse dans les contrastes me réconcilièrent avec des enregistrements que mystérieusement j'évitais. Je ne m'arrêtais plus. Suivait la 18ème, la 21ème et tout à l'heure, la 32ème.

Finalement, la fête de la musique valait pour moi aussi. Par contraste, je pensais à la pauvre - et parfaitement charmante - Anne-Marie Raffarin à laquelle Jean-Pierre inflige "ses must" musicaux : Laurie, J. Halliday et Dick Rivers.

Difficile de tempérer mon livreur de pizza qui ne voit là qu'un "drôle de bonhomme" (et je ne suis pas sûr que ce soit exactement ses paroles).

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21 juin 2005

La fête de la musique ; de 7 à 77 ans ou l'agonie du goût

J'apprécie la musique, je ne désapprouve pas la fête et pourtant la fête de la musique ne m'attire plus. Je ne manque pas de sortir le 20 juin, pour ne pas avoir à le faire le 21.

Il y a quelques années, je me promenais dans les rues d'Aix-en-Provence. Les préparatifs de la fête de la musique battaient leur plein. Il y avait beaucoup d'amplis, ici sur une place, là au coin d'une rue. Je me souviens d'un enfant, trois ans, quatre ans pas plus, qui regardait ce matériel avec intérêt. C'est à ce moment précisément que l'ampli fut testé. L'enfant, sans même esquisser un geste, fit un bond en arrière, oh ! pas très grand, un demi-mètre, un mètre pas plus. Je ne sais s'il apprécia le matériel à sa juste valeur. Je ne sais non plus quelle fraction de capacité auditive il venait de perdre ni quels mécanismes dégénératifs venaient de s'enclencher. Une seule certitude, le son est bien une onde mécanique émise d'un foyer-source.

J'eus volontiers intercédé en faveur de l'enfant, hélas ce soir là, or troubles majeurs, seuls les techniciens-sons disposent de la violence légitime.

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20 juin 2005

Robert Horry (San Antonio Spurs) et Lionel Jospin (PS) ; sur la ligne des trois points

Hier, le game 5 de la finale NBA s'annonçait décisif. Les Pistons auraient pris un bel avantage psychologique avec trois victoires consécutives. Les Spurs, en gagnant ce match, le plus serré de la série, pouvait se mettre en bonne position : ils l'ont faits.
Ce qui a retenu mon attention, ça n'est pas un énième match de NBA où l'on voit bien que plus aucun joueur n'y croit vraiment. La grève des joueurs, l'arrivée d'homologues européens, sud-américains, asiatiques aussi bons voir meilleurs, les défaites des sélections nba dans les championnats internationaux, ont marqué les esprits... Le mythe tangue, et la folie "dreamteamesque" des années Jordan retombe. Non, ce qu'il fallait retenir, c'était la performance de Robert Horry dont les réussites à trois points remettaient à flots des Spurs flanchants.
Je me suis rappelé la griserie de séquences similaires, une en particulier lors d'un tournoi sur les hauteurs de Genève : plus ça shootait, plus ça rentrait ("defense, defense"). Une douce - et modeste - extase.

Lionel Jospin a longtemps joué au basket. Une photo circule et immortalise L. Jospin en jump shoot : c'est bien autre chose que VGE sur un terrain de foot (le ridicule d'un short acheté pour faire des voix, des points d'opinion).
Lionel Jospin devra, s'il travaille encore à son destin, s'inspirer de Robert Horry. Absent mais là tout de même, d'un peu loin, il ne pourra prendre consistance que dans l'emballage final ("le money time", comme disent les américains). Hier, la défense de Détroit, obnubilé par Ginobili (normal) et Duncan, a oublié le vieil Horry, sur un fauteuil à 6m25.
Comme Duncan, pitoyable aux lancers-francs, se propose dans le rôle de Fabius et qu'Hollande, fabuleux Ginobili, est bien pâle depuis trois matchs, ça colle.

Les esprits semblent déjà tout occupés de 2007.

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19 juin 2005

Retour sur la mort d'Henri Cartier-Bresson (via Tilliniac, citoyen corrézien)

Les vacances, particulièrement celles d'été, sont souvent à l'origine de trous noirs "informatifs". Hier seulement, je prenais connaissance de la mort d'Henri Cartier-Bresson survenue au début du mois d'août 2004.
Sa mort pourtant était l'une des dates que je redoutais. Elle nous fait basculer dans cet âge incertain ; l'humanité après Cartier-Bresson comme nous avions basculé il y a vingt-cinq ans dans l'humanité sans Glenn Gould. Ces morts ne confinent jamais à l'optimisme, se relevant mal d'un contraste saisissant entre "le grand homme" et la constante bêtise des nécrologies.

Ainsi, il y a quelques dizaines de mois, j'assitais à un simulacre d'émission littéraire sur TMC. L'émission, coprésentée par Michel Cardoze (+ ses moustaches < >) et Denis Tilliniac, le seul écrivain français - se revendiquant, et cela sans la moindre pointe d'humour, de Jacques Chirac - donne lieu à une discussion étonnante où la littérature se réduit aux vues artificielment contradictoires d'un communiste monégasque (Cardoze) et d'un "hussard" corrézien.
Bien sûr, l'émission s'adonne à une musique assez pâle : elle prétend parler littérature en évoquant les seuls livres (romans, biographies) des journalistes (écrivains, de fait), si possible de la sphère audiovisuelle (Nicolas Rey, Philippe Labro, etc...).

La seule surprise intervint lorsque Tilliniac avouait ne pas connaître jusqu'alors l'oeuvre d'Henri Cartier-Bresson. Mais Tilliniac est un pur produit science-po. Il ne sait pas grand-chose, il n'a jamais démontré, malgré des pelletés de livres, d'articles, qu'il était doté d'une intelligence moyenne, et pourtant il se maintient.

Je n'apprécie rien tant que de mettre le désordre dans ses réunions publiques. Très vite, il s'énerve, s'empourpre et tente, vainement, du micro de reprendre le dessus (mais vous, vous êtes calme, souriant, détendu et vous venez d'évoquer son passé).

Hélas ! rien d'enlevé à la tristesse de la disparition d'Henri Cartier-Bresson (ses photos de Claudel, Faulkner, Matisse...).

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18 juin 2005

Total Khéops, de Jean-Claude Izzo

Depuis longtemps déjà (1999), un jeune peintre brésilien, Paulo D., m'avait recommandé la trilogie de Jean-Claude Izzo. J'avais soupçonné Paulo d'être venu apprendre - plutôt que la peinture - le football. Mais en fait d'apprendre, il venait surtout observer, se fondre, se glisser dans ce triangle marquant : Aix, Cassis, Marseille. Les couleurs, les vivats et la sécheresse, parfois brutale, des moeurs, du climat, le fascinaient.
Aujourd'hui je lis Total Khéops et je retrouve les postures de ces années 1990-2000, une aimantation des lieux et des gens similaire. La mort d'Izzo, celle de Vandeberghe (Francis le Belge), la poussée frontiste réhaussent, si besoin était, l'intérêt de ce livre.
On s'étonnera du choix d'Alain Delon dans le rôle de Fabio Montale. L'amitié affirmée de Delon pour Le Pen aurait pu, aurait du
 provoquer une fin de non-recevoir mais TF1 a, semble t-il, adopté une stratégie de dénaturation tout azimut. D'abord Le Rouge et le Noir, Les liaisons dangereuses, puis sans doute le catalogue entier : à dégénérer. Au plus vite. Entre deux matchs de foot.

Heureusement, quelques poches de résistance. Pascal, La Bruyère et plus avant encore, Rabelais, Montaigne, Villon... Inaccessible.

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