03 juin 2005

Wenders, Land of plenty (Elegance I)

Le dernier film de Clint Eastwood Million dollar baby me rappelle Land of plenty de Wim Wenders. La ville, Los Angeles, les personnages, une jeune fille, un homme plus âgé, fondent la similitude que l'on peut repérer entre ces films. Au film de boxe d'Eastwood, je préfère celui de Wenders, film inclassable qui parcourt à nouveau l'Amérique dans sa longueur et sa gravité. L'Amérique surgissant de ce dernier film n'a aucune visibilité : les pauvres, les marginaux de Los Angeles. Ces existances parfois louffoques, souvent... [Lire la suite]
Posté par Leonard Dubini à 23:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 juin 2005

Eastwood ou l'unanimité paradoxale (Million dollar baby)

Le dernier film de Clint Eastwood Million dollar baby a suscité une vague d'unanimisme qui m'étonne encore. Les réserves que j'exprimais ne rencontraient qu'un écho distant. Pensant aux réserves qui accompagnent - en pluie drue - chacun des films d'Altman, de Rohmer ou de Resnais, je reste songeur.Si Million dollar baby n'est pas un mauvais film, il ne me semble être tout de même qu'un film assez banal, sans guère d'aspect enthousiasmant. Je vais lister brutalement mes réserves. Nous verrons bien ce que cela donne.La boxe... [Lire la suite]
Posté par Leonard Dubini à 23:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
01 juin 2005

La fierté de Jean-Pierre Raffarin ou l'orgueil du pauvre

Mardi, lors de la passation de pouvoir, Jean-Pierre Raffarin évoquait sa fierté, fierté de l'action menée, fierté du fiasco de sa gouvernance mais aussi fierté brute, fierté pure, fierté bien moderne. Plus que tout autre chose, cette déclaration attira mon attention ; je n'aime pas tellement la fierté. La fierté, aujourd'hui, nous la retrouvons partout, dans les stades, des tribunes se jaugent, sautant et braillant des slogans identitaires hostiles, dans la bouche d'adoslescents revendiquant leur part toujours... [Lire la suite]
Posté par Leonard Dubini à 20:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
31 mai 2005

Ce week-end, je lisais Un pedigree de Patrick Modiano

Ceux qui connaissent bien l'oeuvre de Patrick Modiano retrouveront l'un de ses rares livres sans ambiguïté. Ici toute la part est donnée à l'autobiographie, où plutôt à la biographie de ceux qu'il a cotoyé dans ses vingt-et-une premières années. Ce livre fait ainsi écho à Livret de famille.La surprise de ce livre provient de sa tonalité particulière (tonalité que l'on ne trouve pas dans Livret de famille). En effet, Patrick Modiano évoque plusieurs fois sa lassitude à gloser un passé encombrant. Il semble sur le point d'y... [Lire la suite]
Posté par Leonard Dubini à 23:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 mai 2005

Le rideau, de Milan Kundera

Après La lenteur, L'identité, L'ignorance, c'est Le rideau qui a reçu un accueil réservé de la part des journalistes littéraires français. Ces réserves brouillent la réception de l'oeuvre de Kundera depuis dix ans déjà. Elles se fondent sur deux aspects, l'un invoqué (et phantasmé) et s'articulant sur l'autre, crypté (et sans conséquence).Les "réserves" émises portent essentiellement sur la langue employée par Kundera. A partir de La lenteur, il n'écrit plus en tchèque mais directement en français (nous rappelons qu'il... [Lire la suite]
Posté par Leonard Dubini à 12:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
29 mai 2005

Le Milan AC, la danseuse usée, vieillie, fatiguée de Berlusconi

Après la demi-finale retour perdue face au PSV (3-1), et malgré la qualification, Silvio Berlusconi s'était distingué, n'hésitant pas à critiquer le style de jeu "trop frileux" de son équipe. Cette intervention parfaitement justifiée - le club n'était-il pas, à ce moment, premier de Série A et qualifié pour la finale de la Ligue des Champions - intervenait avant le match décisif contre la Juventus à San Siro. La critique galvanisa ses joueurs : ils se dépassèrent et perdirent la rencontre. Des matchs suivants, le... [Lire la suite]
Posté par Leonard Dubini à 11:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 mai 2005

Roland-Garros, terre battue ou surface médiatique ?

Le tennis ? Les tenues ? Les raquettes plus légères ? Le village ? Les qualifs ? Les courts annexes ? Les joueurs ? Nadal ? Federer ? Gasquet ? Le tournoi féminin ? Les interruptions pluies ? Les surprises ? Kuerten ? Et puis.. Et puis...Comme si le tennis, enfin l'entreprise ATP-WTA, se maintenait à l'écard du monde réel. Un champ clos. Un circuit fermé avec : - beaucoup de matchs- beaucoup de points- beaucoup de courses- beaucoup de ballesIl y a sans doute des blogs qui parlent de cet évènement.
Posté par Leonard Dubini à 18:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
27 mai 2005

De l'allocution présidentielle à la douche froide

Hier, la troisième intervention du Président de la République fut incontestablement la meilleure de sa campagne.La première émission de la campagne électorale fut calamiteuse, pénible à suivre. La suivante n'avait que le mérite d'oblitérer la première - mais il y avait encore l'équipage des journalistes - l'austère Arlette Chabot et le décidément très bizarroïde David Pujadas (j'ai toujours évité les épisodes de Star Wars où les humains, s'il y en a, doivent ressembler à ça, coiffé d'une tête qui déborde circulairement par le... [Lire la suite]
Posté par Leonard Dubini à 19:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
26 mai 2005

Quel premier ministre pour la France ? (tentative de clarification à cinq jours d'un choix nécessaire)

Il y a deux façons de répondre à la question suivante : par qui remplacer Raffarin ? La première réponse, à priori évidente, ne convient pas. "Par n'importe qui d'autre" (ou à peu près) suffirait s'il quittait un poste de président d'honneur d'une amicale bouliste, seulement, Jean-Pierre Raffarin était (anticipons) Premier Ministre ("cela s'est produit, c'était sous la cinquième République").Egrainons donc, en seconde réponse, les choix possibles.Raffarin ? Complètement grillé. Développement inutile.... [Lire la suite]
Posté par Leonard Dubini à 23:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
25 mai 2005

DSK, un Cicéron contemporain ?

Hier et avant-hier soir, j'accompagnais Dominique Strauss-Kahn à Grenoble et jusque dans le Finistère nord, à Brest. Il me l'avait proposé en plaisantant ; j'acceptais. Il débutait ainsi la dernière semaine de sa campagne référendaire. Face à des salles partagées, il accomplissait, avec brio, ce que la rhétorique s'assigne en dernier lieu, persuader, convaincre. Et c'est précisément là qu'il se démarque du reste du personnel politique.DSK (et dans une moindre mesure, François Bayrou) ne recherche pas des publics acquis pour... [Lire la suite]
Posté par Leonard Dubini à 13:40 - - Commentaires [2] - Permalien [#]