21 juin 2005

La fête de la musique ; de 7 à 77 ans ou l'agonie du goût

J'apprécie la musique, je ne désapprouve pas la fête et pourtant la fête de la musique ne m'attire plus. Je ne manque pas de sortir le 20 juin, pour ne pas avoir à le faire le 21.

Il y a quelques années, je me promenais dans les rues d'Aix-en-Provence. Les préparatifs de la fête de la musique battaient leur plein. Il y avait beaucoup d'amplis, ici sur une place, là au coin d'une rue. Je me souviens d'un enfant, trois ans, quatre ans pas plus, qui regardait ce matériel avec intérêt. C'est à ce moment précisément que l'ampli fut testé. L'enfant, sans même esquisser un geste, fit un bond en arrière, oh ! pas très grand, un demi-mètre, un mètre pas plus. Je ne sais s'il apprécia le matériel à sa juste valeur. Je ne sais non plus quelle fraction de capacité auditive il venait de perdre ni quels mécanismes dégénératifs venaient de s'enclencher. Une seule certitude, le son est bien une onde mécanique émise d'un foyer-source.

J'eus volontiers intercédé en faveur de l'enfant, hélas ce soir là, or troubles majeurs, seuls les techniciens-sons disposent de la violence légitime.

Posté par Leonard Dubini à 19:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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