19 juin 2005

Retour sur la mort d'Henri Cartier-Bresson (via Tilliniac, citoyen corrézien)

Les vacances, particulièrement celles d'été, sont souvent à l'origine de trous noirs "informatifs". Hier seulement, je prenais connaissance de la mort d'Henri Cartier-Bresson survenue au début du mois d'août 2004.
Sa mort pourtant était l'une des dates que je redoutais. Elle nous fait basculer dans cet âge incertain ; l'humanité après Cartier-Bresson comme nous avions basculé il y a vingt-cinq ans dans l'humanité sans Glenn Gould. Ces morts ne confinent jamais à l'optimisme, se relevant mal d'un contraste saisissant entre "le grand homme" et la constante bêtise des nécrologies.

Ainsi, il y a quelques dizaines de mois, j'assitais à un simulacre d'émission littéraire sur TMC. L'émission, coprésentée par Michel Cardoze (+ ses moustaches < >) et Denis Tilliniac, le seul écrivain français - se revendiquant, et cela sans la moindre pointe d'humour, de Jacques Chirac - donne lieu à une discussion étonnante où la littérature se réduit aux vues artificielment contradictoires d'un communiste monégasque (Cardoze) et d'un "hussard" corrézien.
Bien sûr, l'émission s'adonne à une musique assez pâle : elle prétend parler littérature en évoquant les seuls livres (romans, biographies) des journalistes (écrivains, de fait), si possible de la sphère audiovisuelle (Nicolas Rey, Philippe Labro, etc...).

La seule surprise intervint lorsque Tilliniac avouait ne pas connaître jusqu'alors l'oeuvre d'Henri Cartier-Bresson. Mais Tilliniac est un pur produit science-po. Il ne sait pas grand-chose, il n'a jamais démontré, malgré des pelletés de livres, d'articles, qu'il était doté d'une intelligence moyenne, et pourtant il se maintient.

Je n'apprécie rien tant que de mettre le désordre dans ses réunions publiques. Très vite, il s'énerve, s'empourpre et tente, vainement, du micro de reprendre le dessus (mais vous, vous êtes calme, souriant, détendu et vous venez d'évoquer son passé).

Hélas ! rien d'enlevé à la tristesse de la disparition d'Henri Cartier-Bresson (ses photos de Claudel, Faulkner, Matisse...).

Posté par Leonard Dubini à 21:12 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Retour sur la mort d'Henri Cartier-Bresson (via Tilliniac, citoyen corrézien)

    Alzheimer ?

    Votre trou noir informatif est peu de chose comparé au mien. Figurez-vous que je suis encore persuadé que Guy Mollet est toujours vivant, qu’il dirige le PS et se fait appeler François Hollande.

    Posté par moi, 19 juin 2005 à 22:08 | | Répondre
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