27 mai 2005

De l'allocution présidentielle à la douche froide

Hier, la troisième intervention du Président de la République fut incontestablement la meilleure de sa campagne.

La première émission de la campagne électorale fut calamiteuse, pénible à suivre. La suivante n'avait que le mérite d'oblitérer la première - mais il y avait encore l'équipage des journalistes - l'austère Arlette Chabot et le décidément très bizarroïde David Pujadas (j'ai toujours évité les épisodes de Star Wars où les humains, s'il y en a, doivent ressembler à ça, coiffé d'une tête qui déborde circulairement par le haut)- pour confiner au scepticisme. Bref, celle d'hier fut la meilleure.

Le plan serré de face convient à Chirac. Large d'épaules, visage agréable et symétrique, choix heureux du costume, il a mis tout cela devant l'une des plus convaincantes perspectives de l'Elysée. L'image était impeccable.

Le discours, volontiers rassembleur - avec la discrète mise à mort de Jean-Pierre Raffarin - laisserait présager des jours meilleurs si sa motivation n'avait pas constitué à retrouver, dans l'antichambre de ses conseillers, "l'identité éternelle de la France", energiquement projetée dans un avenir à coup sûr radieux. Quelques dizaines de minutes plus tard, Sarkozy maniait - avec toute l'agressive incontinence qui le caractérise - la douche froide.

Posté par Leonard Dubini à 19:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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