26 mai 2005

Quel premier ministre pour la France ? (tentative de clarification à cinq jours d'un choix nécessaire)

Il y a deux façons de répondre à la question suivante : par qui remplacer Raffarin ?


La première réponse, à priori évidente, ne convient pas. "Par n'importe qui d'autre" (ou à peu près) suffirait s'il quittait un poste de président d'honneur d'une amicale bouliste, seulement, Jean-Pierre Raffarin était (anticipons) Premier Ministre ("cela s'est produit, c'était sous la cinquième République").

Egrainons donc, en seconde réponse, les choix possibles.

Raffarin ? Complètement grillé. Développement inutile. Pourtant, c'est possible !

Sarkozy, Bayrou ? Une nouvelle cohabitation. Autant prendre Jospin. Jacques Chirac pourrait décider de faire à Sarkozy ce que Mitterrand lui a fait en 1986 mais son aversion croissante pour le risque laisse supposer qu'il choisira autrement.

Douste? Non. Juppé? Bloqué par son blog qu'il mène comme un TIG. Borloo? L'introducteur du jean à Matignon ? Gaudin (aussi probable que Francis Le Belge ou Robert-Louis Dreyfus), Le Guen (hé ?! crédible), Fillon (avec lui, les lycéens ont au moins appris ce qu'est une synérèse), Rafa Benitez (a poliment refusé), Debré (dans ce cas Bachelot), Bachelot (dans ce cas Debré), Gaymard (ah !?), un ticket Ferry - Mer (hum..).

Comme on le voit, le choix n'a plus ce caractère initial de simplicité. Théoriquement, l'inconnu jocker (Barre, Pompidou, Cresson, Fabius) se sort en seconde législature, pas en première. De plus, il appartient à la méritocratie. C'est un euphémisme de dire que les pratiques institutionnelles auront évolué ces dernières années.

Reste Villepin-Néron, Bernadette et Claude Chirac.

Reste aussi la puissance performative du verbe chiraquien (pschitt, acadabrantesque) capable de ménager de grandes surprises. Une chose est sûre : ce référendum est devenu aussi excitant que la dissolution de 1997.


PS: Après le visionnage de l'intervention télévisée de Jacques Chirac, il se dessine :

le tiercé suivant : Villepin, Bayrou, Borloo
le quarté, rajoutez Sarkozy, le quinté Raffarin

Dernière minute : Après l'offre de service de Sarkozy, Sarkozy monte en deux et Borloo n'apparaît plus que dans le quarté.

Posté par Leonard Dubini à 23:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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